1959

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mardi 17 octobre 2017

80 kilomètres en pignon fixe

Cinquième sortie aujourd'hui sur mon beau vélo à pignon fixe. Et ça y est, je commence à m'y faire et même, je dois l'avouer à prendre beaucoup de plaisir à piloter cette drôle de machine !
Une chose est sûre, je ne devrais pas avoir beaucoup de frais de patins de freins. En effet, la vitesse et l'arrêt du vélo peuvent se réguler simplement, si j'ose dire, en utilisant la force des jarrets. C'est ce qui est peut-être le plus déstabilisant au début , tellement nous avons l'habitude d'utiliser les freins et la roue-libre.
Et pour une plus belle finition de ce bel engin, j'ai collé l'écusson Edoardo Bianchi sur le tube de direction : sur l'original, je crois qu'il y avait un autocollant similaire.
J'ai choisi un itinéraire peu vallonné passant par la superbe allée arborée de Vignory et filant ensuite vers la Marne.
 J'ai profité de cette sortie pour tester aussi mon nouvel appareil photo.
Ceci m'a obligé à faire preuve d'imagination pour tracer un parcours original où l'oeil est toujours aux aguets. J'ai découvert cet étang à La Forestière en bordure de la forêt de La Traconne et une des dernières routes que je ne connaissais pas dans la région.
Vers Bethon, je me suis arrêté au bord de cet étang municipal qui est aussi un espace protégé hébergeant quantités d'espèces animales et végétales.
On peut aussi y pêcher le brochet.
 A quelques centaines de mètres de là, dans la forêt municipale de Bethon, j'ai admiré ce superbe chêne qui trône au milieu d'une petite clairière.
 Auprès de mon arbre...
Malgré le temps estival, j'ai essayé de saisir ces couleurs automnales qui vont si bien à notre région.

 Des arbres, encore des arbres...
Toujours des arbres, bien sûr !
 Mais également, des champignons.
N'étant pas un connaisseur, j'avoue ne pas en ramasser, je préfère la cueillette des châtaignes et des noix. 2017 fut, à cet égard, une bonne année. Nous nous sommes bien régalés !
Ayant roulé sur un chemin caillouteux et quelques routes gravillonnées de frais, ce qui devait arriver arriva et j'ai été victime d'une crevaison de la roue avant.
Cet incident ajouté à mes nombreux arrêts photo ont bien failli me faire rentrer la nuit tombée.
Heureusement, j'ai appuyé bien fort sur les pédales pour terminer avant l'obscurité. Et comme je n'avais ni gilet fluo, ni éclairage sur le vélo, je l'ai échappé belle. Il faut dire que je ne pensais pas faire une si longue sortie mais je me suis laissé entrainer par le plaisir du pignon fixe... Quand on commence à pédaler, on ne peut plus s'arrêter ?

samedi 14 octobre 2017

127 kilomètres en Champagne

Il eut été dommage de laisser passer une si belle journée aussi avons-nous décidé de partir pour la journée sur nos vélos.
Nous sommes donc partis en milieu de matinée vers la Champagne.
Toujours si belle sous le soleil, elle l'est encore plus dans les couleurs de l'automne.
Et pas que le vignoble, s'il vous plait ! Chaque village invitait à la contemplation et donnait envie de chanter "Douce France".
Nous avons découvert ici, ce vieux lavoir joliment décoré de dalhias.
Vive la machine à laver quand même, car cela ne devait pas être toujours rigolo de venir au lavoir, distant de plusieurs centaines de mètres du village souvent, en poussant une brouette pleine de linge sale, et sous tous les temps, s'il vous plait !
Aujourd'hui qu'ils ne servent plus à rien, ils sont jolis tous ces lavoirs dans nos campagnes...
Depuis quelques jours, comme chaque automne, j'ai remarqué ces longs filaments blancs qui volettent dans l'air et qui s'accrochent partout, même sur mon vélo et celui de Lolo ! On en a sur le visage et sur les vêtements, nous pouvons tirer parfois une traîne longue de plusieurs mètres.
Il y en a également sur les prairies.
Ainsi d'ailleurs que sur les champs fraichement labourés, mais là on ne peut les voir que dans le contre-jour. Il y en a des milliers et sans doute des millions. On dirait un immense tapis blanc reflétant le soleil.
On appelle ces fils de soie "Fils de la Vierge" ou "Cheveux d'anges". 
Il s'agirait en fait d'un moyen de locomotion aérien pour de minuscules araignées venant de naître et qui se servent de ces filaments comme d'une voile qui leur permet de s'envoler pour quelques mètres ou quelques centaines de kilomètres ! Si j'en crois Wikipédia, on appelle ça le "Balooning".
Un bien beau spectacle naturel en tout cas, sauf si l'on est arachnophobe et que l'on connait l'origine du phénomène bien sûr... Il s'agit bien souvent des epeires diadèmes fort courantes sous nos climats.

On peut aussi y voir une belle "résistance" de dame Nature car quand on voit toute les "saloperies" épandues sur les champs et dans la nature en général, c'est plutôt encourageant de voir qu'il reste encore tant de petites bêbêtes tout autour de nous.
Rentrant par la vallée du Petit Morin, je me suis arrêté près de mes deux arbres de Coucermont auxquels je n'avais pas rendu hommage depuis longtemps.
Aujourd'hui, ils étaient magnifiques dans ce ciel bleu.

dimanche 8 octobre 2017

VOYAGE 2017 : Cinquième étape - En route pour le Limousin...

Jeudi 27 juillet 2017
Etape en Touraine
Une sixième journée qui débute... sous la pluie !
Heureusement, le démontage de la tente a été fait quasiment au sec. 
Heureusement, le petit déjeuner à l'hôtel du château a été copieux et délicieux. 
Mais après, sur l'itinéraire de "La Loire à vélo", de Chaumont sur Loire à Amboise, nous avons roulé sous un crachin désagréable, une bruine qui mouille... Et "La Loire à vélo" avec deux belles bosses à grimper - car "La Loire à vélo", il ne faut pas croire que c'est tout plat, ça ne fait pas que suivre la Loire, ça divague, de ci, de là, et de ci et même parfois de là, il y a des surprises, des petites routes fort jolies et des petites bosses bien raides- et quand il pleut, encore et encore après 5 jours de voyage, ce n'est pas forcément bon pour le moral.
D'autant plus que l'arrivée à Amboise par cet itinéraire n'est pas terrible, terrible...
Encore moins terrible quand il se met à vraiment pleuvoir, il ne s'agit plus de bruine ou de crachin, maintenant il flotte vraiment, bien dru. 
Mais la chance nous sourit encore une fois et nous trouvons refuge sous un arbre (un pin parapluie ?) et attendons la fin du déluge.
Alors, presque pas mouillés, nous décidons de nous rendre au bord de la Loire où nous retrouvons la circulation ( la civilisation !) automobile.
Notre moral n'est pas au plus haut et nous ne prenons pas le temps de visiter cette ville.
 Comme partout ailleurs sur les chemins de "La Loire à vélo", nous apercevons ici beaucoup de cyclistes, c'est l'heure du ravito !
 Pour notre part, c'est sur les quais que nous avalons ce qui fut sans doute le pire pique-nique de tout ce voyage et reprenons la route vers Chenonceaux.
A l'office de tourisme de la ville, j'ai récupéré le dépliant qui décrit cet itinéraire cycliste. Le tourisme à vélo est fort bien documenté dans la région !
Ainsi allons-nous suivre cette boucle n°47, d'Amboise à Chenonceaux en passant par Dierre et Bléré.
La pluie a cessé, enfin !
Nous roulons maintenant sur un itinéraire  entièrement dédié aux cyclistes (les parties partagées avec les véhicules à moteur sont rares), parfaitement balisé, le rêve, quoi.
Tout semble avoir été pensé pour le confort et la sécurité des cyclistes.
Et ce n'est pas une petite crevaison qui va venir gâcher notre bonne humeur retrouvée !

A Chenonceaux, nous renonçons à visiter le château :  trop de touristes...
Il est joli pourtant ce château. Mais nous l'avons tant de fois admiré sur notre manuel d'histoire de France...
En traversant le Cher, nous en apercevons un bout... et nous continuons notre route !
Petites routes tranquilles comme nous les aimons.
Avec quelques surprises au détour du chemin.
 Il n'est pas beau celui-là ?
Dans le village de Le Liège (me semble-t-il ?), nous découvrons cette boite à lire qui devrait équiper tous les villages de France :
"Une boite à lire est une petite bibliothèque de rue où chacun peut déposer et emprunter des livres gratuitement, privilégiant ainsi l'accès à la culture."
Il y a même un site et une page Facebook https://boite-a-lire.com/
Ensuite nous quittons les petites routes pour une plus importante qui doit nous mener à Loches, terme de notre étape. La circulation est de suite plus importante et surtout, cette route vient d'être gravillonnée et il a dû y avoir une promotion sur les gravillons. Nous ne sommes pas encore arrivés à Loches, mais nous nous arrêtons ici simplement pour vérifier qu'il ne reste pas un de ces satanés cailloux collé à nos pneus... SCROGNEU-GNEU ! Et avec les vélos chargés, ce n'est pas facile de vérifier les pneus !
Après la nuit précédente assez...humide, nous avons choisi de dormir à l'hôtel de France, cela fait du bien de retrouver tout le confort d'un hôtel traditionnel comme on en trouve encore dans notre beau pays de France.
Puis nous allons visiter la ville médiévale de Loches, ce soir nous avons le temps. La pluie n'est pas de la partie.
En ce début de soirée, la ville est quasiment déserte : le tourisme comme nous l'aimons.
 

Et puis nous regagnons notre hôtel où un délicieux repas nous attend.
Le gratin de fraise est délicieux, le reste aussi !
Encore une belle étape qui s'achève dans un endroit fort agréable. 
Comme on peut le voir, nous pouvons passer d'un casse-croute fait d'une boite de pâté Hénaf et d'un Babybel, à un repas beaucoup plus... classe. Ceci peut faire oublier certains codes. Et ce soir-là, j'avoue, honteusement, avoir... raté une marche.
En effet, ayant commandé du vin, la serveuse me demanda si je souhaitais le goûter, ce à quoi je m'empressai de répondre : "Non, je me servirai moi-même." La bourde, il y a des codes comme celui-là que l'on doit respecter, diantre ! J'aurais dû dire : "Avec plaisir." Tremper mes lèvres dans le précieux breuvage et prétendre la lippe humide : "Il est délicieux, merci."
Bien sûr, je me suis rendu compte aussitôt de mon impair mais le mal était fait, j'ai bien essayé de me racheter mais... la prochaine fois, je commanderai une bière !
J'ai retrouvé sur le net cette carte postale ancienne, le lieu a peu changé au fil du temps et conserve le charme des établissements qui ont une histoire, ce qu'on ne trouve pas dans les hôtels contemporains.
A recommander.
Chaumont sur Loire / Loches (77 km)