mardi 22 juillet 2014

Voyage vers la Normandie (2) : sur les routes de Paris Brest Paris

Après une nuit (très...) fraîche, c'est Laurence qui se colle au rangement de la tente qui est très humide... Moi, j'ai bien d'autres choses à faire...
Elle a bien mérité un bon petit déj' dans le premier bistrot que nous trouvons à Dourdan.

Un petit tour dans cette jolie cité de Seine-et-Oise (je trouve ce nom joli...) pour une promenade photographique...
CLIC-CLAC ; encore une de ces églises monumentales qui trône au milieu d'un gros bourg. 
re-CLIC et re-CLAC : et aussi une jolie halle pour le marché.
Et nous reprenons la route vers le département des Yvelines par une belle grimpette qui nous met en jambes et nous permet de nous réchauffer.
La campagne nous sourit...
Elle n'est pas belle, la vie ?
A Nogent le Roi, nous arrivons sur le circuit du Paris Brest Paris Randonneurs. D'habitude, je passe ici de nuit, au début du PBP.
Mauvaise pioche ! La route entre Nogent le Roi et Chateauneuf en Thymerais est très monotone et très fréquentée, en particulier par des routiers pressés. Et en plus, il est très difficile de trouver un petit coin sympa pour le pique-nique.
Ouf, près de l'église de Tremblay les villages, nous trouvons ce que nous cherchons.
Le soleil commence à être vraiment... estival et il nous faut songer à nous protéger par une bonne crème solaire, indice... au moins... 50 ou 60 ou 90... c'est dire si le soleil cogne. Mais qu'il est agréable ce soleil !
Pendant de longs kilomètres nous roulons dans une campagne monotone qui doit être bien triste par temps gris...
Une rivière, à l'aise...
Un château ou le porche d'une ferme fortifiée...
Un (trop rare) arbre...
Tout est prétexte pour rompre la monotonie des coups de pédales des bouffe-bitume que nous sommes devenus : Roule, camarade, la Normandie t'attend !
Dans la charmante petite ville de Verneuil sur Avre, où nous arrivons en fin d'après-midi, il nous faut d'abord nous désaltérer...
...et nous rafraîchir.
Et puis il nous faut chercher un hébergement pour la nuit. Et pour cela, nous n'hésitons jamais à nous adresser aux offices de tourisme. Hélas, il n'y a pas de camping dans la région, pourtant le temps s'y prête à merveille. Ce soir, nous dormirons donc à l'hôtel et nous continuons donc vers la ville de L'Aigle.
Pour y aller, nous abandonnons les grandes routes emplies de camions, de camionnettes et autres véhicules pétaradants, sur les conseils de l'hôtesse de l'Office de tourisme qui nous suggère d'emprunter la Voie verte des Bois Francs (qui permet, entre autre d'aller au Center Parc voisin)  et de continuer ensuite par de petites routes vers notre destination. Bonne pioche !
L'accès à cette courte voie verte (8km) est super bien balisée dans la ville de Verneuil (balisage qui permet même de faire un tour de la ville fort intéressant). BRAVO !
Et on dirait que nous ne sommes pas les seuls à profiter de cette heureuse initiative.
Nous retrouvons, enfin, le vélo comme nous l'aimons.
Le vélo avec des petites fleurs... au milieu des champs...
...des bois et...
...des châteaux.
Et en plus, j'arrive à compléter ma collection de plaques de cocher.
Ne sont-elles pas jolies ces deux-là ?
Ainsi, après plus de 130 kilomètres, arrivons-nous à destination au superbe hôtel du Dauphin, à L'Aigle, Normandie.
Et bien sûr, nous y avons bien mangé et bien dormi...
A SUIVRE...

lundi 21 juillet 2014

Nouveau tandem !

Voici quelques années, le tandem était encore une discipline olympique.
Ainsi, aux JO de Mexico en 1968, un tandem français, composé de Daniel Morelon et Pierre Trentin remportait la médaille d'or.
En plus du tandem, Trentin remporta le kilomètre et Morelon la vitesse :Pas mal !
Aujourd'hui, le tandem n'est plus pratiqué que par quelques cyclotouristes. Ainsi on peut encore en voir un certain nombre lors du rendez-vous quadriennal du Paris Brest Paris randonneurs.
Pourtant, c'est un beau sport d'équipe ?
N'est-ce pas, petit Pablo ?
Même pas fatigué à l'arrivée. Alors, prêts pour les Jeux olympiques ? ou pour un Paris Brest Paris (en 2023 ou 2027 ... Chiche ? et tu auras même le droit de passer devant !) ?

dimanche 20 juillet 2014

Voyage vers la Normandie (1) : quitter l'Ile de France.

Comme prévu, nous avons roulé durant toute la semaine passée sur les routes de Normandie. Lors de ma première participation à la randonnée cyclotouriste Levallois-Honfleur en septembre 2008, Laurence s'était promis d'y venir elle aussi à vélo. C'est chose faite depuis jeudi. Mais au lieu d'y consacrer une seule journée, cette belle randonnée a duré 6 jours.
Départ le lundi 14 juillet au matin, sous un ciel gris qui ne me dit rien qui vaille : je me trompe car le soleil a brillé quasiment tout au long du voyage.
Nous avions prévu de faire beaucoup de camping aussi ai-je chargé mon vélo comme un mulet ! 25 kilos de bagages, qui dit mieux ?
Nous avons choisi de partir par le sud de la Seine et Marne et c'est au Chatelet en Brie que nous nous arrêtons pour notre premier pique-nique.
C'est le 14 juillet, aussi mangerons-nous au son des flonflons de l'accordéon. Un début en fanfare donc !
Avant d'aborder la forêt de Fontainebleau, nous franchissons la Seine. Le soleil tente une première apparition, nous commençons à nous sentir en vacances !
Arrivant à Chailly en Bière, je boirais bien un demi bien frais mais pour cela, il faudra attendre encore quelques kilomètres.
En effet, nous avons prévu une petite pause à Barbizon...
Nous croisons ici les premiers peintres de notre périple : il y en aura d'autres !
Barbizon, en plus des peintres et des cars de touristes japonais, c'est aussi le village où trône ce guerrier gaulois sur le monument aux morts (étonnant).
C'est aussi le calme d'une jolie église.
Aujourd'hui, contrairement à l'an passé, Laurence décide de ne pas écrire de carte postale (elle en avait écrit beaucoup dès notre première étape l'an passé et cela ne lui avait pas porté chance...), elle attendra quelques jours car il faut que notre voyage dure plus longtemps qu'en 2013 !
Nous continuons vers Milly la Forêt par les belles routes de Seine et Oise.

Nous voici donc à 56 km de Paris ND, dans la ville où vécut Jean Cocteau de 1947 à 1963... Peut-être est-ce  chez lui que venait Charles Trénet ?
Je reviendrai en Seine-et-Oise
Vivre chez vous comme un gamin
Et je mangerai des framboises
Dans le creux des nids de vos mains
Je retrouverai la petite chambre
Au papier peint bleu rose et vert
Et je réchaufferai mes membres
Durcis par le froid de l'hiver
J'irai visiter les hectares
De votre immense propriété
Et je jouerai de la cithare
Pour calmer vos anxiétés
J'irai me rouler dans la grange
Qui sent la pomme et le tracteur
Et j'écrirai des vers étranges
Qui seront dits par des acteurs
Je reviendrai en Seine-et-Oise
Vivre chez vous comme un gamin
Et je mangerai des framboises
Dans le creux des nids de vos mains
Ainsi s'écoulera la vie
Légère comme un écureuil
Et je ferai des économies
Passant chez vous trois semaines à l'œil
En Seine, en Seine, en Seine-et-Oise.
(Ce n'est pas le chef d'oeuvre de Trénet, mais je n'ai trouvé que ça pour accompagner les jolies plaques de Seine-et-Oise... Département qui n'existe plus depuis 50 ans environ, remplacé par le val d'Oise, les Yvelines et l'Essonne)
Mais le but de notre étape approche, ce soir nous dormirons au camping de Dourdan.
Et notre voyage aurait pu s'arrêter ici... A cause de ce panneau "Feu interdit".
En effet, l'idée (saugrenue) me prend avant toute chose d'aller nettoyer nos quatre gourdes. Pour cela, il me faut les sortir des porte-bidons et en prenant ceux de Laurence : Boum ! Je me cogne au fameux écriteau.
Cela saigne un peu, beaucoup... mais j'ai une tête de Breton. Alors, après être allé me faire soigner à l'accueil du camping, nous reprenons notre installation. Même pas mal !
Enfin, quand je dis "nous", je devrais dire Lolo car c'est elle qui installe la tente (comme d'habitude...)... loin du maudit panneau. On n'est jamais trop prudent !
Je me contente d'installer le pique-nique du soir (léger, léger).
Puis, après avoir couvert les vélos car la nuit promet d'être fraîche et humide, nous pouvons prendre un repos bien mérité après cette première étape de plus de 140 kilomètres.