1959

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lundi 28 novembre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Douzième étape)

Jeudi 11 août 2016
Aujourd'hui, nous avons prévu d'aller faire une petite promenade vers le col du Tourmalet.
Nous avons passé une douce nuit à l'hôtel (ça fait du bien quand même un bon lit après tant de nuits sous la tente...) et quel agréable hôtel... Le repas d'hier soir était délicieux et le personnel fort sympathique.
Avant de prendre la route, nous avons pris le temps d'engloutir un superbe petit déjeuner.
 Et puis nous avons pris le chemin de la gare pour emprunter la Voie verte vers Pierrefitte Nestalas.
C'est toujours aussi agréable, mais cela ne va pas durer...
En effet, ensuite il faut prendre la route et si le début n'est pas trop embouteillé, les touristes automobiles ne tardent pas à encombrer la chaussée !
Et ce tronçon est fort désagréable jusqu'à Luz Saint Sauveur. Après l'embouteillage pyrénéen d'hier nous voici dans un embouteillage de type parisien, l'horreur. Mon dieu, irons-nous en cette horrible compagnie jusqu'au col du Tourmalet ?
Heureusement, les "touristomobilistes" partent vers le Cirque de Gavarnie à droite là-bas alors que nous partons à gauche : OUF ! 
Le Tourmalet est ouvert : tant mieux.
 La montée s'annonce rude, c'est ma troisième montée quand Laurence va la découvrir. Elle va rajouter un col au-dessus des 2000 mètres à sa collection.
 L'eau coule et nous montons.
 Nous trouvons un petit endroit sympa pour pique-niquer, nous avons besoin de force pour continuer.
Les vélos se reposent aussi et mon dérailleur continue à bien dérailler, nous avons décidément bien fait de nous arrêter à Lourdes !
Allons-nous retrouver un embouteillage pyrénéen ?
La montée est tranquille, la route est belle. Silence et quelques photos de la montagne.
 

 
La fin est difficile.
Mais voici Laurence à 2115 mètres.

 Youpi, nous voici sur le "toit" de notre randonnée.
On peut même gagner encore un mètre ou deux : 2117 mètres ?
En 1936, Antonin Magne franchissait le même col que nous (en arrivant de l'autre versant ?) au milieu de la foule. On peut remarquer que Tonin a déchaussé un cale-pieds car il va retourner sa roue arrière pour changer de braquet, et oui, ce n'est qu'en 1937 qu'Henri Desgranges, le patron du Tour de France, autorisa l'utilisation du dérailleur. Le mien, ça va toujours, merci...
 
Sylvère Maes, futur vainqueur du Tour, qui se désaltère, Vervaecke et Yvon Marie passe presque tranquillement devant la petite auberge du Tourmalet. Ils semblent aussi "faciles" que nous, ces trois-là.
Nous allons pour notre part prendre un petit goûter à l'actuelle auberge du Tourmalet.

Bien sûr, de vieilles machines et des photos de mes vieilles revues préférées y sont exposées. 
Laurence remarque ce joli maillot rose exposé également au mur : elle l'a bien mérité, non ?
Après avoir salué Jacques Goddet, le deuxième patron du Tour, nous retournons vers la vallée.
 Elle est déjà là, Lolo ? Moi, je fais des photos, cela fait plaisir de les revoir au mois de novembre !
 
 

Encore une descente tranquille, non mais...

Je prends même le temps d'aller acheter mon Canard enchainé à Barrèges.
Barrèges et ses thermes, je m'en souviens lors de ma première montée vers le Tourmalet, c'était lors de l'ETAPE DU TOUR EN 1998, et ce fut un choc.
Dans la vallée, la circulation est moins dense que le matin, et puis nous reprenons la voie verte pour terminer tranquillement cette belle étape.
Près de la Voie verte, un cycliste nous salue. Et nous regagnons notre hôtel.
Notre linge est sec, nous allons rouler dans des habits propres et secs dans les jours qui viennent.
Et ce soir pas de seringue ni d'EPO...
Non, rien de tout ça... Un bon potage ! dans une belle soupière. C'est vraiment une belle adresse cet hôtel Primerose.